Rencontre avec Manon Allender, candidate Koh Lanta 2015

« Koh-Lanta, c’est encore plus dur que vous ne le pensez »

Ancienne pensionnaire du prestigieux club du Lille Métropole Athlétisme (LMA), Manon, 24 ans, jeune Lambersartoise diplômée d’un master en droit des affaires internationales figure parmi les 20 candidats de la 14e saison de Koh-Lanta qui débute demain. Elle raconte son expérience.

Manon-Allender-Koh-Lanta-2015

Copyright : BUREAU223/ALP/TFA Photographe : Alain ISSOCK

Z: Comment t’est venue l’idée de participer à Koh Lanta ?

M: C’est une émission que j’ai toujours regardé avec beaucoup d’admiration quand j’étais plus jeune. J’ai été élevée avec trois garçons, donc je suis de nature très sportive, j’ai ce côté aventurière. Je me suis toujours dit que si l’occasion de faire l’émission se présentait…

Et l’occasion s’est présentée …

J’étais en stage de fin d’études dans un cabinet d’avocats et j’ai appris que les castings commençaient. Je me suis lancée, sans véritablement croire que ça aboutirait.

C’est aussi physique qu’on le pense Koh-Lanta ?

Oui mais pas seulement, ça demande aussi beaucoup de mental.  Ne serait-ce que pour les castings ! On a d’abord un casting téléphonique puis un rendez-vous à Paris avec un psychologue, on est filmé, déstabilisé pour analyser nos réactions dans les moments difficiles. On va ensuite à l’Insep pour passer des tests sportifs et médicaux assez poussés. Alors oui, ça demande une bonne condition physique car c’est une aventure de dépassement de soi.

« Au-delà du physique, il faut un sacré mental ! »

Avoir un profil sportif, ça aide pour participer à une telle émission ?

Ma condition physique c’est le bagage le plus important avec lequel je suis partie. J’ai fait du 400 m haies au LMA pendant six ans en compétition, j’ai fait des interclubs, forcément ça m’a aidé. Le 400 m haies, par exemple, c’est une course difficile dans laquelle on apprend à avoir mal, à aller au bout de soi-même, j’ai embarqué tout ça avec moi parce que dès le premier jour sur place, on est sollicité.

Et pyschologiquement ?

Au-delà du physique, il faut un sacré mental ! Il faut également avoir une capacité d’adaptation. On est tous différents et une fois qu’on se retrouve là-bas, c’est un grand atout de savoir comprendre les autres pour s’adapter aux visions de chacun.

Tu as abordé Koh-Lanta comme une réelle compétition ?

C’est quelque chose qui doit d’abord se prendre comme une aventure, ce n’est pas de la compétition à proprement parler comme sur un stade d’athlétisme où on est dans les starting-blocks. On doit évoluer avec les autres, en groupe … même si chacun garde cet aspect de compétition dans un coin de la tête.

Malgré tout, les candidats sont régulièrement seuls face à eux-mêmes dans les épreuves, il y a un parallèle avec l’athlétisme, tu as pu te servir de cela ?

Je pense que ça aide dans la concentration parce qu’en effet même si on est tout le temps avec du monde, la performance individuelle m’a permis de me recentrer sur moi quand d’autres partaient dans tous les sens.

Il y a une question que beaucoup de monde se pose : finalement Koh-Lanta c’est aussi difficile que ça ?

Je pense que c’est même encore plus dur que vous ne le pensez. On sous-estime Koh-Lanta mais tant qu’on ne l’a pas vécu… On a beau se préparer, on ne l’est jamais assez pour ce genre de choses.

L’apprentissage vu par Eloïse !

Rencontre avec Eloïse, 24 ans, jeune apprentie en troisième année de BTM Prothèse dentaire au CFA Virolois de Tourcoing.

Parle nous un peu de ton métier !

Je suis apprentie en prothèse dentaire. C’est-à-dire qu’à partir d’empreintes prises par les dentistes, je façonne des moules pour fabriquer des prothèses qu’ils poseront directement sur leurs patients. C’est un métier très intéressant et très manuel à la base. Mais je pense qu’il va bientôt connaître de gros bouleversements avec l’apparition des imprimantes 3D et autres matériels innovants.

C’est assez méconnu comme métier, comment ça t’est venu à l’idée de faire ça ?

Après un an de médecine, je me retrouve en prépa kiné mais pas convaincue par mon choix. Un matin, avec mon bol de céréales devant télé-matin, je tombe sur un reportage sur le métier de prothésiste dentaire ! Et là, coup de foudre professionnel, un métier qui allie le médical avec le travail manuel, c’était tout à fait ce qu’il me fallait.

« Si tu penses avoir trouvé le métier qui te plait, tu dois donner le meilleur de toi même ! « 

Je me suis renseignée sur les formations possibles et je me suis rendue compte qu’une école existait pas très loin de chez moi, j’ai fais les démarches et m’y voilà !

Ta formation n’existe qu’en apprentissage ?

Non, il y avait aussi une école parisienne qui proposait une formation en initiale mais ça m’intéressait moins, j’étais contente de pouvoir me plonger directement dans le bain professionnel avec un rythme de trois semaines en laboratoire et une semaine de formation tous les mois.

Et aujourd’hui, regrettes- tu ce choix ?

Oh que non, à mon sens l’alternance est bien mieux que le théorique, tu apprends à découvrir un métier, à devenir professionnel. Et du coup, tu es sûr de ton choix d’avenir, c’est un métier que tu vas aimer faire même lorsque tu ne seras plus sur les bancs de l’école.

Justement, concilier école et travail c’est pas trop difficile ?

Mon laboratoire se trouve à 1h de Lille, donc c’est difficile parce que je fais beaucoup de routes tous les jours et c’est un métier où les journées sont stressantes donc rentrer et se confronter à des révisions c’est pas évident. On vit comme la plupart des actifs mais en étant toujours bloqué dans la vie scolaire, c’est parfois difficile de gérer les deux…

Est-ce que tu as des conseils à donner aux jeunes désireux de se lancer dans l’apprentissage ?

Je dirais qu’il faut vraiment être motivé et déterminé, il faut montrer que tu as envie de le faire. Pour trouver mon laboratoire j’ai envoyé une quarantaine de CV, j’ai démarché tout ce que je pouvais dans la région pour réussir à trouver un employeur. Si tu penses avoir trouvé le métier qui te plait, tu dois donner le meilleur de toi même !

Et après ton BTM, que va-t-il se passer pour toi ?

Je suis en bonne voie pour signer un CDI dans mon laboratoire actuel mais je me demande si je ne vais pas pousser un peu mon expertise avec un BTMS, qui me rajouterais 2 ans d’apprentissage… comme quoi, on y prend goût !

RDV Vendredi 10 et Samedi 11 avril 2015 à Lille Grand Palais pour le Salon de l’Apprentissage et de l’Alternance !

Et comme vous avez lu l’article jusqu’au bout, je vous offre l’invitation gratuite pour accéder au salon 🙂

Invitation SAA Lille 2015